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Ouverture du Pop-up store d’une ancienne élève de Lim’Art !

Issue de la promotion 2013 de Lim’Art Bordeaux, Mathilde Gobinau est aujourd’hui femme d’affaire épanouie. Baïne France, la marque dont elle est à l’origine, commercialise des bougies parfumées et des accessoires au design épuré inspiré de la côte ouest. 4 ans après, elle revient sur son parcours et ses expériences chez Lim’Art Bordeaux Ynov Campus.

Quels ont été, pour toi, les cours les plus utiles et passionnants ?

Les cours qui m’ont véritablement aidé dans mon éveil artistique ont certainement été ceux d’Art Plastique : les sujets étaient très diversifiés et nous poussent à nous remettre en question. De ce fait, nous redoublions d’efforts et d’ingéniosités pour répondre à la problématique pesés. C’est également la matière pour laquelle nous devions le plus défendre notre parti pris et assumer nos choix artistiques jusqu’au bout.

Aujourd’hui, dans ma création d’entreprise c’est une philosophie et ligne de conduite que je m’applique constamment : toujours aller au bout de ses idées et de ses choix. Se constituer une histoire à raconter et à défendre. Évidement  les cours de Photoshop et Illustrator me servent au quotidien et  me sont indispensables.

Pendant vos études, avez-vous fait des stages ? Quel en a été l’intérêt et l’impact ?

Lors de mes études j’ai pu faire 2 stages auprès d’agences d’architectures d’intérieurs. Les périodes de stages sont très importantes puisqu’elles m’ont permis d’avoir une connaissance de l’entreprise et ils permettent également d’affiner nos futurs choix et d’enrichir son expérience et son curriculum vitae.

Après vos études, quel a été votre parcours ?

C’est en proposant une candidature spontanée auprès de l’agence d’architecture et décoration d’intérieur Frédérique Fournier  que j’ai obtenu ce poste. Une expérience très enrichissante d’un an et demi.

 Pourquoi avoir créé votre marque ?

Depuis le lycée j’ai toujours eu envie de d’entreprendre, de créer, en développant une marque. C’était comme un besoin d’indépendance ! J’ai souhaité créer ma marque par véritable challenge ; pour  me prouver que j’étais capable de mener un projet à bien, pour proposer une identité de marque qui me ressemble, sur des valeurs auxquelles je suis attachée : la fabrication française, l’inspiration de l’océan, du surf et de la côte sud-ouest sont mes lignes de conduite.

Dès avril 2016, en parallèle de mon travail chez Frédérique Fournier, j’ai commencé à monter mon projet, pour mis consacrée exclusivement et enfin lancer ma start-up fin juillet 2016 ! J’ai tout de suite voulu être indépendante financièrement et cela a été possible grâce aux économies réalisés lors mon premier emploi que j’ai pu investir dans Baïne sans bénéficier d’un prêt bancaire. Un point qui était très important à mes yeux pour partir sur une base plus sereine.  Aujourd’hui, cela fait plus d’un an que Baïne France existe et j’en suis pour le moment l’exclusive gérante de la marque.

Se lancer indépendamment c’est très enrichissant puisque je suis obligée d’être opérationnelle sur tous les aspects d’une entreprise. Non pas seulement sur celui de la création, que bien évidemment je préfère. Il a été très important de prendre du recul, d’acquérir de l’expérience, de se constituer un réseau avant d’entreprendre quelque chose seul. L’expérience auprès de Frédérique Fournier m’a permise d’acquérir des compétences administratifs, commercial, sur la fiscalité d’une entreprise.

Après quelques mois, tous les bénéfices sont réinjectés dans l’entreprise. C’est un sacrifice à faire pendant les premières années de créations, de ne pas forcement se verser un salaire stable mais tout mettre en œuvre pour un futur à plus long terme. Il vaut mieux ne pas connaître une croissance importante dès les débuts mais une croissance plus lente, qui est certainement plus stable. D’ici 5 ans, j’espère que BAÏNE se sera constituée une large clientèle, que j’aurais pu développer la gamme dans d’autres produits et travailler avec une équipe autour de moi. Aujourd’hui je collabore avec une quinzaine de boutiques qui redistribuent les produits, le but étant d’élargir le plus possible ce réseau (en plus du site marchand en ligne).

A quoi ressemble une journée / une semaine type ?

Je n’ai pas de journée ou de semaine type mais le fait de travailler seule,demande beaucoup d’organisation : chaque lundi j’établie un tableau avec toutes les tâches, les objectifs pour la semaine et je m’efforce véritablement à tout exécuter. Il y a des semaines consacrées qu’à la partie commerciale, d’autres qu’à la création, à la recherche de nouvelles idées, de nouvelles collaborations ou partenariats possibles avec d’autres marques. Lorsque l’on travaille seule, c’est très important d’avoir d’autres contacts, avec des gens qui sont dans la même situation et d’autres personnes qui ont des parcours et des entreprises bien plus établies.

En collaborant avec d’autres Start-Up, on se rend visible, on impose son statut dans la société, on acquière une crédibilité. S’entourer de « mentors » est aussi une excellente dynamique et cela nous booste. Par exemple, ma collaboration avec la marque Ma P’tite Culotte me permet d’avoir un dossier de presse beaucoup plus crédible. Il ne faut surtout pas rester centrer sur soi-même mais s’intéresser constamment à tout ce qui se développe autour de nous, être au courant des dernières créations, salons, etc …

Quel conseil donneriez vous aux  première années ?

Je leurs conseillerai simplement toujours croire en soi, de ne pas se laisser déstabiliser par des hors sujets ou des rendus ratés car les erreurs que nous commettons nous permettent de nous améliorer. Je leurs dirai également que la création est quelque chose de subjectif que seul la faculté à défendre son point de vue vous permettra de défendre vos projets.

Retrouvez toutes les créations de Mathilde dans son Pop-up store de jeudi 5 à samedi 7 octobre 2017 situé  22 rue Mably à Bordeaux !