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Les 6 nouveautés technologiques à retenir de 2020

Drôle d’année que fut 2020, avec la pandémie et le confinement, le télétravail s’est généralisé. Les technologies liées ont donc poursuivi leur croissance. Celle-ci fut particulièrement marquée pour l’intelligence artificielle, de la 5G, et les systèmes d’abonnements à toutes sortes de services. Voici donc une petite rétrospective sur 2020  ! 

L’intelligence artificielle : un service maintenant à la disposition de tout le monde

« Intelligence Artificielle » un mot que l’on voit partout de nos jours, et qui embellit les fiches produits, mais qu’est-ce que ce l’IA ? On en entend parler lors des présentations des derniers ordinateurs, smartphones, voire même de voitures ! « L’intelligence artificielle (IA, ou AI en anglais pour Artificial Intelligence) consiste à mettre en œuvre un certain nombre de techniques visant à permettre aux machines d’imiter une forme d’intelligence réelle. L’IA se retrouve implémentée dans un nombre grandissant de domaines d’application ». C’est-à-dire pouvoir prendre des décisions, réaliser des prédictions, comprendre le langage humain, reconnaitre des objets etc. 

Il y a aujourd’hui de l’IA partout : dans le clavier de votre smartphone (NLP/traitement automatique du langage naturel), dans la caméra de votre smartphone (reconnaissance spatiale ou d’objets), dans votre navigateur (suggestions de publicités), dans vos jeux vidéo (analyse du comportement du joueur) et dans plein d’autres domaines !  

Ces avancés sont dues à un nouveau type de processeur que l’on appelle des « Neural Engine » ou « moteurs neural » en français. Ils vont de paires avec les processeurs conventionnels. Ce genre de processeur permet d’obtenir de meilleures performances et facilite l’implémentation d’IA dans des applications et dans le système d’exploitation (iOS, Android, MacOs, Windows etc.) …  

La 5G : 5 fois plus rapide que la 4G ?

Étant une technologie sans fil innovante, la 5G permet aux utilisateurs de smartphones d’avoir une connexion jusqu’à 20x supérieure à la 4G. De plus, les prix de plus en plus abordables des téléphones ayant des puces 5G rendent cette technologie plus accessible. Seul bémol : la portée du signal n’est pas grande et les infrastructures coutent chères : on estime que d’ici 2021, près de 2,3 milliards de dollars seront dépensés mondialement dans les infrastructures nécessaires. La 5G permet aussi d’améliorer la sécurité des données et permettra le développement de technologies tel que les voitures autonomes ou la réalité virtuelle. 

Impact écologique, que disent les anti-5G ? 

Le 13 septembre 2020, 68 élus écologistes, de gauche et quelques Insoumis, dont des maires de plusieurs grandes villes françaises, ont signé une Tribune et lancé une pétition adressée à Jean Castex, l’actuel Premier Ministre. Dans un texte intitulé « 5G, numérique, nous voulons un débat démocratique », ces élus réclament un moratoire sur le déploiement de la 5G jusqu’à l’été 2021. 

Parmi leurs arguments : l’impact environnemental de la 5G. Selon eux, « la technologie 5G est conçue pour permettre des débits dix fois supérieurs à la 4G sur les smartphones, mais son déploiement en France aboutira à un « effet rebond » par la hausse de la consommation de données et d’usage des télécommunications, synonyme d’une très forte consommation d’énergie par la sollicitation des antennes et des serveurs ». En clair, la 5G est un réseau énergivore. Le problème, donc, ce n’est pas tant la technologie 5G mais plutôt notre consommation de données numériques avec un smartphone. Depuis 2016, en effet, la consommation moyenne d’un abonné 4G a triplé, en grande partie à cause du streaming vidéo qui pèse environ 60% du trafic. Elle augmente au rythme de 30% par an.

Amazon : un chiffre d’affaire record pour le géant américain 

Le groupe de Jeff Bezos affiche des ventes nettes de 88,91 milliards de dollars sur le deuxième trimestre, contre 63,40 milliards l’année précédente, soit une progression de près de 40%. Les analystes tablaient sur un chiffre 81,56 milliards, selon les données IBES de Refinitiv.  

Signe de la santé d’Amazon, alors que les commerces « physiques » baissent leur rideau et mettent leurs employés au chômage, la plateforme a recruté près de 175 000 employés ces derniers mois. En après-Bourse, le cours de l’action Amazon progressait de 5%. Depuis le début de l’année, elle a pris plus de 60%. 

Yohann Petiot, directeur de l’Alliance du commerce (27.000 points de vente, dont les grands magasins), dénonce, lui, « une concurrence déloyale ». Tous demandent la réouverture des commerces dits non essentiels. 

Voir les statistics.

Apple M1 Silicon : Fin d’une amitié intime avec Intel 

Annoncé en octobre dernier, Apple M1 SILICON est le premier processeur « Made by Apple ».  Embarquant une architecture de 5nm, ce qui le différencie des autres plus conventionnels, est qu’il n’utilise pas une Architecture dites « bureau » mais plutôt « mobile » : Eh oui, contrairement à Intel ou AMD il s’agit d’un Die ARM SoC et non x86.  Qu’est-ce que cela veut dire ? Il s’agit du même type de processeur que dans les iPhones et les iPads. Cela implique 3 choses : 

  • Une plus basse consommation d’énergie et donc une durée de vie plus longue de la batterie 
  • Des performances inférieures à ses rivaux. 
  • Moins d’applications et de logiciels compatibles. 

Il faudra par exemple attendre mi-2021 avant d’avoir une version stable d’Adobe Photoshop sur les appareils équipés de ce CPU car en effet, près 90% des applications et les logiciels PC sont conçues avec du x86 en tête, cependant, cela ne veut pas dire qu’elles toutes incompatibles 

En plus de de la nouvelle puce, Apple à décider de changer son modèle de construction : il ne sera désormais plus possible de changer de RAM.  

Les progressives web apps 

Ça n’est plus un secret, les performances sont vitales au succès et à la profitabilité de n’importe quel service connecté. Par conséquent, un nouveau standard en termes de performance, de vitesse et de fiabilité se met lentement en place : les Progressive Web Apps (PWAs). Uber, Amazon, Spotify et même TBM en font usage ! 

Les progressives web apps ? Késako : Cette technologie coté client/utilisateur a pour but de fournir des performances solides, indépendamment de l’appareil ou de la qualité du réseau de l’utilisateur. 
Développé par Google depuis 2015, les PWA sont des applications web ayant des standards leur permettant de tirer parti à la fois des fonctionnalités du web et de celles des applications natives. En résumant grossièrement, on peut dire que le site web permet de consulter et la web app permet d’agir ou interagir. Par exemple, l’interface web présentant une entreprise est un site web vitrine ; alors que l’interface permettant d’utiliser leur produit, le paramétrer ou le contrôler sera un site applicatif/interactif (une web app !), les applications web sont plus faciles à trouver — c’est beaucoup plus facile et rapide de consulter un site web que d’installer une application, et ces applications web peuvent être partagées grâce à un lien.

Les jeux vidéo : d’un simple produit à un service ? 

Depuis ses débuts, le jeu vidéo évolue sans arrêt. Il y a eu la 3D, le jeu multi-joueurs, l’essor des indépendants, les DLC. . . Depuis quelques temps, on remarque une érosion des ventes de blockbusters, ces jeux dits AAA, une notion liée au gros budget alloué à ces titres. Pour expliquer ce phénomène, on évoque souvent un effet de lassitude. Mais ne serait-ce pas tout simplement la difficulté qu’éprouvent ces jeux à se faire une place au milieu des Games As A Service (jeux en tant que service) qui, petit à petit, bouleversent nos mœurs et nos habitudes ? 

On appelle les Games As A Service, “Jeu en tant que service”, ces titres mis à jour constamment par un développeur, que ce soit par des patchs correctifs ou par l’ajout de contenus. C’est un modèle qui existe depuis très longtemps mais dont on voit l’évolution se faire aujourd’hui. Porté par les gros éditeurs comme Activision, Electronic Arts ou encore Ubisoft, il consiste à fusionner la vente unitaire (le jeu est payant, souvent 60 euros ou plus) et celui du free-to-play (il cumule de nombreuses formes de revenus supplémentaires, comme les loot boxes, les placements de produits ou les cosmétiques). 

Prenons comme exemple Rainbow Six Siege : à chaque saison (trimestre), deux maps sont rajoutées et un à deux nouveaux personnages sont introduits, eux qui pourront être acquis grâce à une monnaie virtuelle ou bien en sortant sa carte bleue.  

Voir le graph.

Un autre genre de Game As Service a vu une fulgurante évolution en 2020 : le Streaming (Cloud Gaming). Même si parfois controversé, des services tels que PlayStation Now, Google Stadia ou Geforce Now (NVidia) permettent aux joueurs de jouer à des jeux exécutés sur des machines distantes situées sur des appareils locaux, ce qui évite de recourir à une console ou à des PC puissants, en dehors de la bande passante nécessaire. 

Article écrit par Samuel ADONE, B2 Informatique